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La  souffrance, ses thérapies (Vittoz, Frankl, etc.), sa spiritualité
         La souffrance semble traverser les époques ; mais c’est comme si elle changeait de forme à travers les âges : de plus physique à plus intérieure, de mieux en mieux maîtrisées par tout un arsenal chimique, mais en même temps de plus en plus difficile à cerner quand elle est d’ordre psychique. Intense mais de courte durée autrefois, elle est devenue globalement plus diffuse et parfois de longue durée. Au-delà des époques, c’est comme si l’homme ne pouvait y échapper. Notre civilisation vit ce paradoxe d’avoir su mettre en place d’immenses sources nouvelles de confort par des technologies modernes, d’immenses sources de plaisirs comme les vidéos, l’Internet, les téléphones, une immense multiplicité de choix en matière de consommation, mais en même temps, d’avoir introduit de nouvelles sources de souffrance, dont une conséquence est sans doute l’augmentation du taux des suicides spécialement chez les jeunes ; comment peut-on analyser ces faits, comment se préserver ? Il semble bien pourtant qu’une grande partie de la souffrance humaine puisse être soulagée en engageant sur de bons rails l’intelligence, la volonté ou la capacité d’amour de chaque personne. Entrons dans ce monde où l’esprit prend une place essentielle et où science, philosophie et spiritualité peuvent apporter chacune leur lumière.
S.-M. BARBELLION, La souffrance, ses thérapies (Vittoz, Frankl, etc.), sa spiritualité, Éditions Géphyrion, Orléans, 2022
Évolution et création   

En 1859, Darwin publie « L’origine des espèces ». On y propose une évolution des vivants à travers une lutte des espèces. Mais la Bible justifie l’apparition de l’homme par la création divine. Les croyants se posent alors la question : l’homme vient-il de Dieu ou du singe ?

Pour éclairer cette question, il convient d’approfondir d’abord la définition de l’homme. Pourquoi certains scientifiques ont-ils donné aux anthropoïdes Habilis, Ergaster, Erectus, ou Neanderthalensis le titre d’Homo ? Que signifie donc ce terme ?

Il faudra aussi écarter les conceptions qui n’admettent qu’une approche exclusive de la réalité. C’est ce qui sera nommé dans l’ouvrage non pas évolution et création, mais évolutionnisme et créationnisme.

L’auteur propose une synthèse sur la question et montre l’importance d’une philosophie du vivant comme pont nécessaire dans le dialogue entre science et foi.

Stéphane-Marie BARBELLION : Évolution et création, Géphyrion, Orléans, 2021, 232 p.

Syndérèse et conscience

Pour parler des appels intérieurs de la conscience, saint Thomas d’Aquin, se fondant avant tout sur la philosophie d’Aristote, renvoie à une action portant sur l’intelligence. D’autres comme les franciscains y voient une action portant sur la volonté. Il y a comme deux approches, accentuant l’objectivité ou la subjectivité, et conduisant à des fondements différents pour l’éthique « naturelle » humaine. L’étincelle de la conscience est nommée « syndérèse » par la tradition. Quelle est l’origine de cette notion ? Est-elle philosophique ou théologique ? Est-elle une inférence de l’intelligence naturelle ou une donnée de la révélation ? Enfin quel fondement peut-on proposer pour l’éthique au terme de ces réflexions dans une perspective principalement thomasienne ? Ce sont les objectifs de cet article.
Stéphane-Marie BARBELLION, c.s.j. : « Syndérèse et conscience. Approche thomasienne et application aux fondements de l’éthique naturelle », in : Aletheia, 58 (2021), pp. 71-100.

Le beau et le bien

Cet article a été rédigé pour soutenir la formation d’éducateurs. On trouve aujourd’hui des personnes qui veulent identifier le beau, le bien et le vrai de manière automatique, voire « transcendantale » : une idée pourtant très ancienne et qui est passée par des hauts et des bas. Mais pourtant il s’avère qu’une sélection soit bienvenue dans toutes les formes de beauté dans la mesure où l’on veut former une jeunesse plus explicitement vers le bien et le vrai. Cet article aura donc deux parties, une plus historique, l’autre plus résolutive.
Stéphane-Marie BARBELLION, c.s.j. : « Le beau et le bien », article en 2 parties. I : Historique ; II : Synthèse philosophique et théologique, Aletheia, n° 54 (juin 2019), pp. 91-108 et n° 55 (déc. 2019), pp. 129-162.

La « biologie » des passions

À notre époque les sciences offrent à celui qui veut connaître le vivant une somme de descriptions toujours plus précises et développées. Cette approche de la réalité vivante par la mesure des différents éléments de son conditionnement corporel peut apporter un certain éclairage sur les passions et sur leurs éventuels dérèglements. Les conclusions du biologiste, même si elles ne sont pas un point de départ pour le philosophe, peuvent lui donner matière à penser, et seul ce dernier peut les situer par rapport à un regard sur le vivant humain comme tel.
Stéphane-Marie BARBELLION, c.s.j. : « La « biologie » des passions », Aletheia, n° 26, déc. 2004, pp. 131-159

La différence de connaissance entre l’homme et l’animal s’explique-t-elle par le cerveau ?

l’analyse des rapports entre cerveau et connaissance prend sa place en raison des grandes découvertes sur le cerveau faites depuis le siècle dernier. Les médias occidentaux ont donné la faveur aux scientifiques qui pensent que tout peut s’expliquer par le cerveau : d’où un glissement de la culture occidentale vers une confusion dans la distinction entre l’homme et l’animal et le succès de films comme Matrix ou Transcendance. La science n’a effectivement guère d’autres lieux que le cerveau pour étudier la différence la plus profonde entre l’homme et l’animal du point de vue de la connaissance. Comme dans toutes les phases exaltées de révolution scientifique, émergent des pensées positivistes, des lectures basées sur l’impression que la science prend le dessus sur toute connaissance humaine. Sur ce sujet et dans ce courant, le positiviste français J.-P. Changeux a écrit des milliers de pages et a acquis une réputation mondiale. L’opinion la plus répandue devient que les animaux ont aussi la pensée et l’intelligence, ou encore que l’homme est simplement un animal plus évolué que les autres, surtout du côté de son cortex, mais sans véritable spécificité dans le monde vivant. Il est un pur fruit de l’évolution, donc simplement une forme mieux adaptée sur certains points. Toute cette question revient plus précisément à un point central : quelle place donner au cerveau ? Il est important d’éclaircir cette question, sans complexe culturel ou scientifique. Dans cet article nous nous cantonnerons aux rapports entre cerveau et connaissance : qu’est-ce que la pensée, l’intelligence, la conscience et leur rapport avec le cerveau ? Quel est le lieu de la différence essentielle entre l’homme et l’animal ?
Stéphane-Marie BARBELLION, c.s.j. : « La différence de connaissance entre l’homme et l’animal s’explique-t-elle par le cerveau ? », article, Aletheia, n° 47, 2015, pp. 23-51.